Du drame social à la comédie noire, le cinéma espagnol n’a jamais été aussi vivant.

Trois sorties récentes, trois registres complètement différents, mais un même point commun : un regard direct, parfois dérangeant, jamais complaisant sur la société espagnole d’aujourd’hui.

Le drame social qui ne fait pas de sentiment

Le premier film suit une famille de la classe moyenne confrontée à une perte d’emploi soudaine, sans musique larmoyante ni grands discours — juste des silences à table qui en disent plus que des dialogues entiers.

La comédie noire qui dérange

Le deuxième assume un humour grinçant sur les petites lâchetés de voisinage. On rit, puis on se sent un peu coupable de rire, ce qui est probablement le but recherché.

Le film d’auteur qui prend son temps

Le troisième est plus contemplatif : de longs plans sur la campagne andalouse, presque sans dialogue sur certaines scènes. Pas pour tout le monde, mais une expérience qui reste en tête plusieurs jours après le visionnage.