Le bambou craque entre les dents du panda, et ce week-end à Beauval démarre déjà par une scène qu’on n’oubliera pas de sitôt. Nous sommes partis à quatre : mon fils, mamie S., et nous deux, pour deux jours complets au parc, précédés d’une nuit sur place la veille. Trois générations réunies autour d’une même passion : observer les animaux, s’émerveiller ensemble, et prendre le temps.

Il faut dire que le lieu s’y prête. Ouvert en 1980 à Saint-Aignan-sur-Cher, le ZooParc de Beauval s’étend sur 40 hectares et accueille plus de 35 000 animaux, ce qui en fait l’une des plus grandes collections animalières de France et d’Europe. Autant dire qu’on ne fait pas le tour en une après-midi, et encore moins à trois générations qui n’avancent pas toutes au même rythme.

Montage façon polaroid de quatre animaux du ZooParc de Beauval : suricate, koala, raton laveur et éléphant

La route et une nuit à Pouillé

Trois heures de route nous séparaient de la Sologne. Nous avons choisi de partir la veille pour ne rien perdre du premier jour de visite – une astuce simple mais qui change tout quand on visite Beauval en famille sur deux jours. Direction Les Chaumières du Chêne, à Pouillé, à quelques minutes seulement du parc.

Le logement a un charme rustique, un peu vieillot par endroits, mais parfaitement confortable pour une escapade de deux nuits. Rien de tel qu’une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer un parc aussi vaste que Beauval, surtout pour mamie S. qui préfère partir reposée plutôt que de cumuler la route et la marche le même jour.

Premier jour : la volière tropicale, une claque sensorielle

Dès l’ouverture, nous filons vers la volière tropicale. Et là, c’est une claque sensorielle. Cette serre, ouverte en 1994, déploie 2000 m² où vivent environ 300 oiseaux exotiques dans une ambiance de forêt tropicale reconstituée dans ses moindres détails : chaleur humide, odeurs de végétation, cris et chants d’oiseaux qui se répondent de toutes parts. Mon fils est happé immédiatement – ce n’est plus un enclos que nous regardons de loin, c’est un décor dans lequel nous marchons.

Ce genre de moment résume bien ce que nous aimons dans les grands zoos français : la capacité à nous faire voyager sans quitter le territoire.

L’après-midi du premier jour, du côté des plaines africaines

Le reste de la journée, nous l’avons passé du côté des plaines africaines : girafes, zèbres et rhinocéros partagent un même grand espace qui laisse une belle impression d’étendue, rare dans un zoo. Mon fils a voulu s’arrêter à chaque enclos pour vérifier si les girafes allaient manger dans les mangeoires en hauteur prévues pour elles – et elles ont fini par le faire, sous ses applaudissements.

Pandas et koalas, les deux coups de cœur

Difficile de choisir un coup de cœur sur deux jours de visite, mais deux moments reviennent sans cesse dans nos conversations depuis : les pandas, filmés en pleine séance de jeu, roulant dans l’herbe sans se soucier du public, et les koalas, immobiles la plupart du temps mais irrésistiblement attendrissants dès qu’ils bougent un cil.

Beauval reste le seul parc de France à présenter des pandas géants, installés dans le quartier des Hauteurs de Chine – un détail qui donne tout son sens à l’expression « coup de cœur », tant l’espèce est rare à observer en dehors de la Chine. Les koalas, eux, logent dans la serre australienne du parc, aux côtés des kangourous.

Mamie S. n’était pas en reste : voir son petit-fils s’émerveiller devant ces animaux valait, selon ses mots, le déplacement à lui seul.

Deuxième jour : zone chinoise, mini-ferme et spectacles

Le deuxième jour change de rythme. Nous avions gardé la zone chinoise et la mini-ferme pour le matin, quand le parc est encore calme et les animaux plus actifs avec la fraîcheur. Les pandas, justement, se montrent nettement plus joueurs tôt dans la journée – un bon argument pour ne pas traîner au petit-déjeuner. La mini-ferme, elle, a surtout été le moment de mamie S. : elle a retrouvé avec plaisir des races de moutons et de chèvres qu’elle côtoyait enfant à la campagne, et a pris le temps de tout raconter à mon fils.

Mamie S. n’était pas en reste : voir son petit-fils s’émerveiller devant ces animaux valait, selon ses mots, le déplacement à lui seul.

L’après-midi, nous avons enchaîné deux spectacles inclus dans le billet : « Les Maîtres des Airs », où rapaces et oiseaux volent au ras du public dans un décor impressionnant, puis « L’Odyssée des lions de mer », tout aussi réussi. Nous sommes arrivés un peu en avance pour avoir de bonnes places, les gradins se remplissent vite. Entre les deux, un crochet par le Dôme Équatorial nous a fait le plus grand bien : cette serre géante maintenue à 26 degrés toute l’année regroupe des espèces qu’on ne voit nulle part ailleurs en France, une vraie pause à l’abri sans quitter le parc.

Le rythme sur deux jours, notre conseil numéro un

Nous avions hésité à ne prévoir qu’une journée. Grand bien nous en a pris de ne pas le faire. Le parc est immense, et répartir la visite sur deux jours permet de tout prendre à son rythme, sans courir d’un enclos à l’autre. Nous avons pu nous arrêter, revenir sur nos pas, laisser mon fils s’attarder devant les animaux qui le fascinaient, sans que mamie S. n’ait à forcer l’allure pour suivre.

Ce genre de moment résume bien ce que nous aimons dans les grands zoos français : la capacité à nous faire voyager sans quitter le territoire.

Côté repas, nous avons mangé dans un des snacks du parc – simple et pas cher, pratique quand on ne veut pas perdre de temps sur la logistique. Beauval compte une quinzaine de points de restauration, largement de quoi éviter la file d’attente partout au même endroit.

Quelques réflexes qui nous ont bien servi : réserver ses billets à l’avance pour éviter la queue à l’entrée, utiliser l’application du parc pour caler sa journée autour des horaires de spectacles, et vérifier le calendrier d’affluence avant de choisir sa date, l’expérience change beaucoup selon le monde sur place. Pour observer les pandas en pleine activité, mieux vaut aussi s’y rendre tôt le matin, avant que la chaleur ne les rende plus léthargiques. Les horaires d’ouverture restent les mêmes toute l’année : 9h jusqu’à la tombée de la nuit.

Quelques réflexes utiles pour profiter d’une visite au ZooParc de Beauval sans perdre de temps.

Réserver ses billets à l’avance

Cela permet d’éviter la queue à l’entrée du parc.

Utiliser l’application du parc

Pratique pour caler sa journée autour des horaires des spectacles.

Vérifier le calendrier d’affluence

L’expérience change beaucoup selon le monde sur place, à consulter avant de choisir sa date.

Arriver tôt pour voir les pandas actifs

Ils sont généralement plus actifs et joueurs tôt le matin, avant que la chaleur ne les rende plus léthargiques.

Un week-end à Beauval, trois générations

Ce qui restera de ce week-end à Beauval, plus que tel ou tel animal, c’est d’avoir partagé ça à trois générations. Un enfant qui découvre, un adulte qui redécouvre à travers ses yeux, une grand-mère qui savoure. Beauval s’y prête particulièrement bien : le parc est pensé pour tous les âges, sans qu’aucune génération n’ait à faire de compromis sur son plaisir.

Si vous cherchez d’autres week-ends à vivre en famille sur plusieurs générations, nos souvenirs de Fougères en famille et de notre week-end en Vendée peuvent aussi vous donner des idées.

Combien de jours prévoir pour visiter le ZooParc de Beauval en famille ?

Deux jours pleins sont largement recommandés, surtout avec de jeunes enfants ou des grands-parents qui préfèrent un rythme tranquille. Une seule journée oblige à choisir entre les zones et laisse peu de place à l’imprévu.

Où loger pour un week-end à Beauval ?

De nombreux hébergements existent à moins de 20 minutes du parc, notamment autour de Pouillé et Saint-Aignan-sur-Cher. Dormir sur place la veille du premier jour de visite permet de profiter de l’ouverture dès 9h sans subir la route du matin.

Peut-on voir des pandas géants à Beauval ?

Oui, Beauval reste le seul parc de France à présenter des pandas géants, installés dans le quartier des Hauteurs de Chine. Ils sont généralement plus actifs et joueurs tôt le matin.